Île-de-France » Paris

Sujets Je lance un sujet sur ma Commune

Biffin (Vendeurs à la sauvette), quelle solution ?

Actuellement, un mouvement de contestation s'exprime de la part d'associations et d'habitants contre la présence des vendeurs à la sauvette (biffins).
Un tract diffusé chez moi ce matin par une association de la porte de Montreuil m'a fait réagir.

Le ton de ce tract était très virulent et crée une relation d'opposition d'une partie de la population contre une autre.
A aucun moment il est envisagé d'interpeller les instances de l'état, de la région, de la Ville, les partenaires sociaux publics et privés, afin d'offrir des solutions concertées avec les biffins.

Si nous nous mettons à la place de ces vendeurs, nous verrions combien leur vie est très difficile. Ils sont dans une précarité très grande. Imaginons la souffrance qui est la leur, prenons la à bras le corps pour en faire un objet de lutte positive.

Au lieu de s'opposer, ne devrions nous pas trouver une façon de mettre en concertation les différentes parties ?

Même si cela semble difficile, c'est je crois la seule voie possible pour garantir l'avenir. 

  •   619
  • partager
  •  




J'ai une solution à proposer

Vos propositions sur ce sujet (3 propositions)


Recherche sociologique

Précéder le processus de concertation sur la situation des biffins par une recherche confiée à un laboratoire de recherche en sociologie, ethnographie..., afin de comprendre la situation des biffins et les besoins des riverains.

Je vote pour
Je vote contre

0
0


Photo deALS ALS a rédigé une proposition


nettoyage

Nettoyage rapide par les services de voirie après chaque période de vente

Je vote pour
Je vote contre

0
0


Photo detarnac tarnac a rédigé une proposition


espace à disposition

Mise à disposition pour cette population, dans chacune des communes concernées d'un espace qui lui serait loué selon une somme modique à définir

Je vote pour
Je vote contre

0
0


Photo detarnac tarnac a rédigé une proposition


Je souhaite faire un commentaire

Vos commentaires sur ce sujet (8 commentaires)


Photo Profil damien a dit :

Bonjour,

Il existe déjà des initiatives qui vont dans le sens de la "légalisation" de ces biffins.
L'association Aurore' rel='nofollow' target='_blank'>http://aurore.asso.fr/">Aurore a accepté de gérer un projet proposé par la Mairie de Paris qui vise à
réglementer l'activité de ces biffins.

En voici les grandes lignes :
- Une centaine d’emplacements, numérotés et matérialisés au sol à coups de peinture blanche.
- Des carrés d’un mètre vingt de côté octroyés aux biffins en fonction de critères géographiques et financiers.
 Seuls peuvent en bénéficier les habitants des XVIIIe et XIXeainsi que les habitants de Seine-Saint-Denis.
- Le nombre de jours accordés est, lui, fonction du niveau de ressources des biffins.
- Le financement de ce projet est à hauteur de 230 000 euros
(source : Libération,' rel='nofollow' target='_blank'>http://www.liberation.fr/societe/0101641175-le-marche-aux-biffins">Libération, article publié le 14/06/2010)

Quel bilan l'association Aurore tire-t-elle de cette expérience après un an d'expérimentation?
Quel avenir et quelle généralisation pourrait-on en faire sur le tout Paris ?



Photo Profil tarnac a dit :

même si on peut comprendre que la présence de dépots sauvages d'objets hétéroclites dans un quartier puisse être génante pour les riverains et que la situations des biffins pose un souci d'équité par rapport aux autres commerçants payant des impôts,  il n'en reste pas moins que la stigmatisation d'une population en grande difficulté  est inacceptable;ce n'est pas un choix de poser des objets à même le sol pour les vendre,c'est une nécessité motivée par une extrême pauvreté

cette question pourrait être abordée de manière constructive:dans un premier temps,nettoyage rapide par les services de voirie après chaque période de vente et dans toute la mesure du possible mise à disposition de cette population,dans chacune des communes concernées d'un espace
qui lui serait loué selon une somme modique


Photo Profil tarnac a dit :

même si on peut comprendre que la présence de dépots sauvages d'objets hétéroclites dans un quartier puisse être génante pour les riverains et que la situations des biffins pose un souci d'équité par rapport aux autres commerçants payant des impôts,  il n'en reste pas moins que la stigmatisation d'une population en grande difficulté  est inacceptable;ce n'est pas un choix de poser des objets à même le sol pour les vendre,c'est une nécessité motivée par une extrême pauvreté

cette question pourrait être abordée de manière constructive:dans un premier temps,nettoyage rapide par les services de voirie après chaque période de vente et dans toute la mesure du possible mise à disposition de cette population,dans chacune des communes concernées d'un espace
qui lui serait loué selon une somme modique


Photo Profil caroline a dit :

Le problème des "biffins" a été abordé dans la presse locale, notamment pour le Quartier de Belleville, de manière virulente, sous l'angle de la sécurité des halls d'immeuble plus ou moins inaccessibles à des heures normales de retour du travail.
Les poubelles fouillées et partiellement déversées sur les trottoirs, sont un autre aspect du problème.
La police doit elle être la seule à intervenir ? Que peut faire la Mairie dans ce domaine de la pauvreté ? Qui doit intervenir ? de quelle manière ? la concertation doit intervenir en mettant à plat l'analyse de la situation de la rue : qui sont ces personnes, pourquoi ? qu'est-ce que cela implique ? Le problème ne peut pas être réglé par un tract pour ou contre. 


Photo Profil ALS a dit :

Je me souviens de plaintes déposées par les riverains à propos des bruits de la prostitution, toujours sur les Maréchaux. La marie de Paris avait confié une recherche action à un laboratoire de recherche de l'Ecole des Hautes Etudes de Sciences Sociales. Pourquoi les biffins ne bénéficieraient pas d'un tel traitement ? Certes, ce grand laboratoire n'avaient pas eu le temps de présenter d'utiles préconisations puisqu'une loi a mis fin à cette gêne, grâce au fameux délit de racolage passif ! Mais, mieux comprendre la vie de ces personnes et celle des riverains pourraient laisser émerger des solutions autres que évacuer, expulser...


Photo Profil ALS a dit :

Biffins, Porte de Montreuil

J'insiste sur l'utilité d'un programme de recherche ethnographique auprès des biffins aujourd'hui rejetés par les riverains de la Porte de Montreuil comme ils l'ont été hier du boulevard de Belleville ou encore de la Porte de Montmartre...

Une telle recherche permettrait de connaître les besoins des biffins et ceux des riverains incommodés par leur présence, mais aussi de comprendre les ressorts sociétaux qui produisent cette réalité.

Ainsi les solutions, nourries par cette connaissance approfondie, répondraient peut-être à d'autres logiques que :
1° L'expulsion, et partant le déplacement de ces personnes tout le long du périphérique...
2° La validation de ce moyen de subsistance par de luxueux accompagnements sociaux, formule retenue dans le XIXè arrondissement de Paris, ou par une fiscalisation minimum, qui certes rétablirait une certaine égalité avec les commerçants payant patente, mais qui serait tout aussi certainement insupportable pour les biffins.

En effet, ce moyen de subsistance, même encadré, même légalisé, ne peut que reléguer durablement les personnes qui s'y adonnent dans la misère et la marginalisation, c'est-à-dire dans des vies de demi citoyens toujours au bord de la survie !

Par ailleurs, ne peut-on considérer la biffe, qui a toujours existé, comme le métier qui rencontrerait utilement nos préoccupations écologistes du moment... Récupérer, recycler... pourquoi ne glorifier cette activité que si elle est exercée par de GROSSES entreprises ?